Yana, exilée russe à Paris : “La destinée de la Russie est l’affaire de tous”

Arrêtée lors d’une manifestation contre la guerre en Ukraine, Yana, cadre supérieure russe de 35 ans a décidé de fuir sa ville natale de Moscou. Depuis son arrivée à Paris en juin, elle tente tant bien que mal de régulariser sa situation,

tout en portant la voix des opposants au régime de Vladimir Poutine. Dans le hall de Sciences Po, à deux pas de Saint-Germain-des-Prés, Yana prend ses marques. “C’est une belle école, j’ai la chance de pouvoir étudier ici. Ils sont habitués

aux étrangers ; j’ai même un tuteur qui m’aide pour les démarches administratives. Par contre, il va falloir que je m’habitue au niveau de langue car mon anglais est loin d’être parfait” ponctue-t-elle d’un éclat de rire, un brin

nerveux.Le matin même la jeune femme russe exilée à Paris a intégré un master d’urbanisme au sein de la prestigieuse école parisienne. Une étape qui, elle l’espère, lui permettra de stabiliser sa situation en France, encore bien précaire.